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Le chemin de la vie

Poème écrit il y a longtemps,

Pour celle qui est aujourd’hui ma femme,

Ma Muse, le phare de mon âme,

Et la mère de mes enfants.

Photo de Lisa Fotios sur Pexels.com

Puisque la Vie est un chemin que l’on trace,

Puisque rien ne sert de revenir en arrière,

Pour que mes pas, même le temps ne les efface,

J’avance l’esprit libre et le cœur téméraire.

Alors, j’aperçois vite d’autres sentiers:

L’expérience , la Joie, l’Amour et l’Amitié.

Et des gens qui l’empruntent pour rejoindre mon chemin.

L’union fait la force et ensemble, on ne fait qu’un.

Et mon chemin devient route.

Tortueux, sinueux, parfois dangereux,

Les rochers de bonheur écrasent les cailloux de doute

Et je veux continuer, plus loin que ne peuvent voir mes yeux.

Las de marcher, trop pressé d’arriver,

Je me mets à courir et manque de trébucher.

Mais les autres sont là et savent me retenir.

Ils me prennent par le bras et l’on saute vers l’avenir.

Et ma route devient Pont.

Plus haut, plus fort, presque intouchable,

Survolant les rivières d’angoisses infranchissables.

Quelque chose de précis se dessine à l’horizon.

Les autres dévient un peu mais ils sont toujours là.

Quelqu’un me tient la main et guide à présent mes pas.

C’est maintenant avec elle que je veux avancer

Et nous donnons naissance à une petite allée.


Et mon pont devient Voie,

Voie de la Raison, de la Sagesse et du Partage.

Inutile de courir, maintenant, savourons chaque pas.

Mais la voie est trop droite, prenons quelques virages.

A l’aventure de tournants parfois incertains,

Alimentant toujours le mystère du lendemain,

Bien vite, l’allée devient route.

Elle est, à nos yeux, la plus belle de toutes.

Et ma voie devient Passerelle.

Passerelle vers l’ultime horizon.

Jamais la marche n’aura été si belle

Que celle menant au delà des questions.

Chaque pierre qui la compose n’est autre qu’un souvenir.

C’est alors, qu’avançant, je me mets à sourire,

Curieux de savoir quel chemin sera derrière,

J’y marcherai l’esprit libre et le cœur téméraire.

V.S. Nobius

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La Goutte

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Petit texte inspiré par Gaïa

La chute a commencé dans un fracas assourdissant. Un éclair brutal m’a traversé de part en part et ce qui me retenait encore jusque-là a soudainement cédé. C’était le signal du grand départ. Je suis passée du coton soyeux qui m’a vue naître au vertige d’une descente sans fin, en une fraction de seconde. Je le savais, nous le savions toutes. Je prends de plus en plus de vitesse, je crois que j’ai peur. Est-ce seulement possible ? Une bourrasque m’emporte et dévie ma chute de plus en plus rapide. Je n’ai pas le moindre contrôle sur cette descente effrénée ni sur ce qu’il adviendra de moi lorsqu’elle prendra fin. Où sont-elles ? Mes amies, Mes sœurs. Nous sommes des millions prises par le tourbillon du vent mais je me sens seule. Alors je la vois… Par tout ce qui m’est de plus chère, je n’ai rien vu de si beau. Majestueuse, immense, je me rends compte que je ne tombe pas, c’est le lien qui me tient à elle qui se resserre. Comment ai-je pu oublier sa splendeur ? Je n’ai plus peur, je sais où je vais. Je sais d’où je viens et j’y retourne le cœur battant. La vitesse dépasse l’entendement et déforme mon enveloppe. Le vent me chahute et je me laisse emporter au gré de ses choix, Il sait où il m’emmène. Ces quelques secondes deviennent les plus belles que j’ai vécues et donnent un sens à tout ce qui s’est passé avant, je le comprends enfin. Je m’apprête à toucher au but dans cet élan fou. Un nouveau coup de tonnerre me fait frémir comme les tambours célestes qui annoncent l’imminence de notre arrivée. Le relief se découvre, les grands maîtres de la foret sont prêts à nous accueillir. J’entends leur soupir, je l’entends, Elle, qui rit alors que je percute la première feuille de la canopée. Quelques rebonds, virages, des sauts et éclaboussures, des cris de Joie et la mousse délicate accueille tendrement  la fin du voyage. « Une descente du tonnerre n’est-ce pas ? Bienvenue à vous toutes ». Sa voix maternelle me traverse de sa bienveillance chaleureuse alors que la lumière s’éteint doucement autour de moi dans les cris et les rires des arbres qui dansent.

Quelle est cette chaleur qui vient caresser les feuilles ? Quelle douceur… Les bourgeons s’étendent et les branches se frottent les unes aux autres dans un concert harmonieux. D’autres comme moi sont à côté et regardent avec béatitude vers le Ciel. L’une d’entre elle disparaît comme par magie et s’envole dans un tourbillon de particules si fines qu’elles se mêlent à la brise printanière. Stupéfaite par une telle transformation, je ne peux retenir un sourire et me tourne également vers Lui. « C’est l’heure, mes enfants. » La profondeur de la voix invite à l’abandon confiant. Le grand astre de lumière nous rappelle vers l’immensité. Je deviens légère, si légère, j’ai envie de rire. Comme une enfant assurée par la main de son père, je pars sereine. Je me mêle à la lumière qui nous entraîne de plus en plus haut. C’est féerique, je retrouve l’essence même de mon existence sans peur ni aucune résistance. Je fais partie du Tout, je retrouve l’Unité dont je viens…  Un dernier regard en arrière pour celle qui nous aime tant : « Je reviendrai. Je reviens chaque fois ». 

V.S. Nobius

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Le Guerrier de l’esprit

Photo de icon0.com sur Pexels.com

Une goutte de sueur coule le long de ma tempe, dévie sa course dans le sillage d’une ride et vient se loger au coin de mon œil. Le clignement lourd de mes paupières fatiguées lui donne l’élan pour aller caresser ma joue et s’évanouir dans une barbe argentée.

Peut-être était-ce une larme, après tout. Que signifie la douleur pour l’esprit qui, du haut de sa montagne d’or, contemple la Vallée des Hommes ?Il aura fallu que je porte sur mes épaules la misère et la peur de ces gens pour que ne s’abatte pas sur eux la haine, comme une trainée de boue emportée par une rivière éperdue de folie. Ce fardeau qu’ils trainent comme autant de boulets à leur pied et de chaînes érodant leur cou. Je les en ai délestés. J’ai donné des ailes à leur cœur battant, éveillé en eux la conscience du guerrier, armé leurs mains tremblantes d’un glaive et d’une lance, mis dans leurs yeux l’étoile qui les guidera. Et quand le brasier de leur souffrance soufflera le Feu de la Joie, nul ennemi ne pourra se dresser entre eux et leur destin. La lumière de leur âme éblouira leurs bourreaux, les condamnant à reculer et se soumettre à la volonté d’un cœur pur. 


Ne vous aurai-je alors prouvé que l’amour parvient à faire plier même le plus tenace des édifices de haine que l’on érigera sur votre route. ? Ne vous le serez-vous prouvé à vous-même ? 

Continuez d’avancer mes Frères, croyez en vous envers et contre les fous et les ignorants. Levez-vous chaque fois que le poids de la misère tente de vous allonger. Criez chaque fois que les mains égoïstes veulent vous faire taire. Aimez chaque fois que les vents brumeux de l’indifférence veulent étouffer votre cœur. Brillez à chaque fois que la noirceur aveugle de la cruauté voudra éteindre le feu de votre âme. Rappelez-vous de Moi et de celui qui vit en Vous. Souvenez-vous du guerrier que vous êtes qu’aucune flèche ne peut transpercer. 

Le soleil se lève sur votre belle vallée, même les montagnes n’auront pu le voiler.

Je suis là. Je vous vois. Je vous aime.

Le Guerrier de l’Esprit, en chacun de Vous.

V.S. Nobius

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Ode à la lecture

Photo de Josh Hild sur Pexels.com

Ah celui qui veille

Aux dernières lueurs…

Dont les pages orangées

Défilent de longues heures

Au rythme lancinant


D’un délicat froissement.


Silencieux interlude

Qu’il subtilise au temps,

Quand s’impose la quiétude

Du moment d’un Roman.

Ah Lecteur rêveur

Béat, aux yeux du bonheur.

Qui, par sa bouche en cœur,

Fait lire l’enfant intérieur.

Quand les mots trop profonds 

Vont au fond de son cœur

Puiser des émotions,

Aux si tendres couleurs,

Qu’elles s’invitent et susurrent

Sur le bout de ses lèvres

Un délicieux murmure,

Comme une échappée brève.


A vous, Mes Frères et Soeurs..


Qui dévorez le temps 

Et le reste des heures,

En tout lieu, en tout temps,

En cannibales lecteurs.

Je vous salue bien bas

Et vous souhaite de tout cœur

De littéraires ébats,

De poétiques Chapitres,

De l’amour, de la joie

Avec « La Vie »,

Comme titre…

V.S.Nobius